lundi 10 avril 2017

Économie mondiale : croissance modérée au cours des mois à venir

L'OCDE a publié le 10 avril ses données mensuelles sur les indicateurs avancés de l'évolution de l'économie mondiale. Ces indicateurs pointent vers un rythme modéré d'expansion au cours des mois à venir. Dans la zone OCDE, la croissance sera stable, alors que les perspectives s'améliorent pour des économies dites émergentes comme la Chine, la Russie et le Brésil.

















http://www.oecd.org/fr/std/indicateurs-avances/OECD-CLI-04-17-fr.pdf


Quant aux enquêtes de IHS Markit auprès des gestionnaires d'approvisionnement, elles indiquent que la croissance mondiale a progressé à un  rythme soutenu au premier trimestre de cette année et que cette tendance devrait se poursuivre à court terme.










































https://www.markiteconomics.com/Survey/PressRelease.mvc/eb0ab4fc46f74ced811c1e9e1afc4664


Le FMI, pour sa part, publiera au cours des prochains jours son édition semestrielle des Perspectives de l'économie mondiale, ce qui nous permettra de mieux jauger ce qui nous attend pour l'ensemble de 2017 ainsi qu'en 2018, en particulier les risques géopolitiques.







vendredi 24 mars 2017

L'économie américaine, quel sera son rythme d'expansion en 2017?

Divers organismes ont récemment révisé leur prévision de croissance de l'économie des États-Unis. Tous prévoient une nette amélioration par rapport à 2016 (1,6 %).

L'OCDE estime à 2,4 % la croissance du PIB américain  cette année. Le FMI prévoyait 2,3 % en janvier dernier. Le Conference Board est un peu moins optimiste : 2,1 %. Les 42 prévisionnistes consultés par la Réserve fédérale de Philadelphie arrivent à une probabilité qu'elle soit à 2,3 %. Les organismes consultés mensuellement par The Economist ont des projections se situant dans un intervalle allant de 1,7 % à 2,8 % (moyenne de 2,3 %).

Les membres du Comité de direction et les Présidents des banques régionales de la Réserve fédérale arrivent à un taux médian de 2,1 %, l'intervalle des projections allant de 1,7 % à 2,3 % (soulignons ici qu'il s'agit de projections de variations entre le quatrième trimestre de 2016 et le quatrième de 2017).

L'indice des indicateurs avancés de l'évolution de l'économie américaine, calculé par le Conference Board, pointe vers une croissance à tout le moins modérée au cours des mois à venir.

Pour l'instant, les résultats des enquêtes de IHS Markit (indices PMI) auprès des gestionnaires d'approvisionnement  des entreprises américaines laissent entrevoir que la croissance au premier trimestre est en deça du rythme nécessaire pour atteindre une croissance annuelle d'au moins 2,0 %. Sur la base des données économiques disponibles, le Conference Board va aussi dans ce sens.

Il faudrait donc que la croissance des trois prochains trimestres soit particulièrement forte pour que les projections de 2,3 % ou 2,4 % se réalisent.  Rappelons que, depuis 2010, la croissance annuelle du PIB américain a oscillé entre 1,6 % (2011 et 2016) et 2,6 % (2015). Ainsi, ça prendra tout un tour de force pour que les prévisions de croissance  de l'Administration Trump (au-delà de 3 %, et même 4 %) deviennent réalité.

lundi 13 mars 2017

Le rythme de croissance de l'économie du Québec...

...devrait être assez solide au cours des mois à venir si l'on se fie à l'évolution de l'Indice précurseur Desjardins. Cet indice a progressé pour un neuvième mois consécutif, selon l'information publiée le 13 mars sur le site Internet de Desjardins.



vendredi 3 mars 2017

L'expansion de l'économie mondiale s'est poursuivie en février, mais...

...à un rythme légèrement inférieur à celui de janvier dernier, selon les plus récents résultats des enquêtes de IHS Markit auprès des gestionnaires d'approvisionnement.

Lien vers le communiqué du 3 mars de IHS Markit :
https://www.markiteconomics.com/Survey/PressRelease.mvc/6a45959d0434499fac8322b4b12099b3



mercredi 22 février 2017

L'économie canadienne était-elle en récession au premier semestre de 2015?

Voilà une question demeurée bien embêtante, pendant de nombreux mois, pour les experts de l’analyse des cycles économiques. Les deux principaux indicateurs économiques utilisés pour déterminer l’occurrence d’une récession au Canada envoyaient, et envoient toujours, des signaux contradictoires, soit, d’une part, une légère contraction de la production (PIB réel) et, d’autre part, une légère hausse de l’emploi aux premier et deuxième trimestres de 2015. Il y avait bien là une période de ralentissement, mais, pouvait-on lui épingler l’étiquette de récession?

Dans la chronologie des récessions au Canada[1], seule celle du premier semestre de 1980 se compare assez bien, sur le plan des variations de la production et de l’emploi et sur le plan de la durée du ralentissement, à la situation de 2015 décrite ci-dessus. La baisse du PIB mensuel à compter de février 1980 et la contraction de la production dans plus de la moitié des industries (indice de diffusion), notamment au deuxième trimestre, ont, semble-t-il, été les éléments importants de cette détermination de récession.

Jusqu’à la fin de juillet 2016, aucun indice de diffusion n'était disponible pour mesurer la portée ou la propagation du ralentissement au premier semestre de 2015, Statistique Canada ayant cessé, en 2012, de calculer un tel indice. Jeremy Kronick de l’Institut C.D. Howe est alors venu corriger la situation[2]. Les méthodologies qu’il a utilisées l’ont amené à conclure que l’impact de la baisse du prix du pétrole à l’origine de la contraction du PIB réel «…was not diffuse enough to warrant a recessionary call.» En fait, plus de la moitié des industries canadiennes étaient encore en expansion au premier semestre.

Comparaison des premiers semestres de 1980 et de 2015
   PIB réel
    Emploi
      Diffusion*
% de variation T/T
Indice
1980
T1
0,0
0,3
51,1
T2
-0,2
0,3
45,0
2015
T1
-0,2
0,2
55,8
T2
-0,1
0,2
55,4

             T : trimestre
             Source : Institut C.D. Howe
       *Un indice au-dessus de 50 signifie que plus de la moitié des industries sont en expansion au cours du trimestre.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              
        

Muni de ce nouvel indice de diffusion ainsi que des données révisées sur le PIB, le Conseil sur les cycles économiques de l’Institut C.D. Howe a déterminé, en décembre dernier, «…that it is not possible to call the first two quarters of 2015 a recession.»[3] Bons joueurs, les membres du Conseil ont toutefois ouvert la porte à un réexamen de leur décision advenant des changements importants aux données sur le PIB par industrie pour ce semestre.


Le degré de propagation de la contraction de la production semble être le résultat qui amène le Conseil à juger qu’au premier semestre de 1980 l’économie canadienne était en récession, et qu’elle ne l’était pas au premier semestre de 2015. En revanche, la baisse de la production  en 1980 ayant été de plus faible ampleur encore qu’en 2015, la détermination de récession pour 1980 a de quoi laisser songeur. 

Maintenant, posons autrement la question initiale : y a-t-il eu des récessions au Canada en 2015?

Selon les données publiées le 9 novembre dernier par Statistique Canada, les PIB réels de Terre-Neuve et Labrador (-2,0 %), de la Saskatchewan (-1,3 %) et de l’Alberta (-3,6 %) ont enregistré des baisses importantes cette année-là. Entre décembre 2014 et décembre 2015, le nombre de salariés a stagné à Terre-Neuve, et il a diminué en Saskatchewan (-0,7 %) et en Alberta (-3,1 %), selon l’Enquête sur l’emploi, la rémunération et les heures de travail.  Sans être en mesure d’examiner ces données en utilisant la grille d’analyse du Conseil, il est vraisemblable que ces trois provinces aient été en récession en 2015. Ces données viennent aussi appuyer l’assertion que le ralentissement au Canada au premier semestre de 2015 était fortement concentré dans ces provinces.

Pour terminer, voici des interrogations suscitées par la préparation de cet article et de mes articles antérieurs sur ce sujet :

·        Ne vaudrait-il pas mieux utiliser une mesure du PIB qui exclurait le secteur public (administrations publiques, services d’enseignement, soins de santé et assistance sociale), secteur dont les variations de la production peuvent difficilement s’expliquer par le cycle économique, pour obtenir un indicateur de l'activité qui reflète mieux l’évolution de la conjoncture? Le calcul de l’indice de diffusion de la contraction de l’activité économique ne devrait-il pas lui aussi exclure le secteur public, secteur qui représente près de 20 % du PIB par industrie?

·        Des variations minimes de la production et de l’emploi sur un ou deux trimestres ne devraient-elles pas être associées à une détermination de stagnation plutôt que de chercher à prouver qu’il y a ou pas récession? Par conséquent, ne faudrait-il pas réviser les seuils des critères de durée, d’ampleur et de portée à partir desquels le Conseil juge qu’il est approprié d’examiner si un ralentissement devient une récession?[4]

·        N’y aurait-il pas lieu d’ajouter, à l’indice de diffusion sur le plan des industries, un indice de diffusion sur le plan des régions du Canada?

·       Lorsque l’emploi ne diminue pas et que la baisse de la production ne représente que quelques millièmes du PIB réel sur au plus deux trimestres, y a-t-il lieu de semer l’émoi en prétendant qu’il y a là récession, surtout lorsque l’on sait que le PIB est une estimation, bien que complexe, et non pas un chiffre précis?





[1] Cross, Philip et Philippe Bergevin. «Turning Points: Business Cycles in Canada since 1926», Institut C.D. Howe, commentaire no. 366. Octobre 2012.
https://www.cdhowe.org/public-policy-research/turning-points-business-cycles-canada-1926
[2] Kronick, Jeremy. «Taking the Economic Pulse: An Improved Economic Tool to Help Track Economic Cycles in Canada», Institut C.D. Howe, E-Brief, 26 juillet 2016.
https://cdhowe.org/sites/default/files/attachments/research_papers/mixed/e-brief_243_0.pdf
[3] Business Cycle Council, «Evidence Mounts that 2015 Downturn Was No Recession», Institut C.D. Howe, communiqué, 21 décembre 2016.
https://cdhowe.org/sites/default/files/attachments/communiques/mixed/Communique_DEC212016_BCC.pdf
[4] Ces seuils sont explicités dans le document mentionné à la note 1. La durée minimale de la baisse de l’activité économique est un trimestre. Sur le plan de l’ampleur, une baisse d’au moins 0,1 % est nécessaire, mais pas suffisante. Quant à la portée, les indices de diffusion élaborés par Kronic (référence, note 2) constituent une amélioration par rapport aux calculs antérieurs de Statistique Canada. Si ses méthodes étaient appliquées au calcul de la diffusion de la contraction de 1980, la détermination de récession serait peut-être révisée.


jeudi 9 février 2017

Économie du Québec : l'Indice précurseur Desjardins...

...continue sa progression, ce qui est de bon augure pour la croissance de l'activité économique au cours des mois à venir. Les plus récentes données concernant cet indice ont été publiées le 9 février sur le site Internet de Desjardins.

https://www.desjardins.com/ressources/pdf/ipd0217f.pdf

Les économistes de cette institution financière prévoyaient, en janvier dernier, que le PIB réel du Québec pourrait croître de 1,7 % en 2017.


mercredi 8 février 2017

Les indicateurs précurseurs de l'évolution de l'économie...

«...continuent de signaler un redressement de la croissance dans plusieurs économies développées.», selon le communiqué et les données publiées le 8 février par l'OCDE. Cela va dans le même sens que les résultats des enquêtes de IHS Markit auprès des gestionnaires d'approvisionnement des entreprises.

Lien vers le communiqué de l'OCDE :
http://www.oecd.org/fr/std/indicateurs-avances/OECD-CLI-02-17-fr.pdf


samedi 4 février 2017

Le rythme d'expansion de l'économie mondiale...

... semble s'accélérer ces temps-ci, selon les plus récents résultats des enquêtes de IHS Markit auprès des gestionnaires d'approvisionnement des entreprises. Ces enquêtes ont été menées en janvier dernier, et leurs résultats publiés le 3 février.

Lien vers le communiqué de IHS Markit :

https://www.markiteconomics.com/Survey/PressRelease.mvc/6ad1129d978643939914b4311ded2e37






jeudi 26 janvier 2017

Économie américaine : la croissance se raffermit

Deux indicateurs publiés le 26 janvier laissent croire que le rythme d'expansion de l'économie américaine est assez soutenu ces temps-ci, et que cette tendance se maintiendra au cours des mois à venir. Les deux graphiques qui suivent illustrent bien ce propos.


Résultats des enquêtes de IHS Markit auprès des gestionnaires d'approvisionnement des entreprises américaines




















Indice des indicateurs avancés du Conference Board


dimanche 22 janvier 2017

FMI : mise à jour des Perspectives de l'économie mondiale


Le FMI a publié, le 16 janvier, la mise à jour de ses Perspectives de l'économie mondiale. Les estimations de ses économistes pour la production mondiale n'ont pas changé par rapport à l'automne dernier. Il y a toutefois bien eu de légères révisions pour un bon nombre de pays. Le FMI signale ceci en introduction de son analyse : «...il existe une large dispersion des résultats possibles de part et d’autre des projections, étant donné l’incertitude qui entoure l’orientation de la politique économique du gouvernement qui va entrer en fonction aux États-Unis et ses ramifications à l’échelle mondiale.» 



http://www.imf.org/external/french/pubs/ft/weo/2017/update/01/pdf/0117f.pdf