mardi 13 février 2018

Coup d'oeil sur les économies mondiale, canadienne et québécoise

En ces temps de volatilité et de turbulence sur les marchés boursiers, où en est l'économie réelle?

Le JPMorgan Global Manufacturing & Services PMI, publié par IHS Markit, indique que la croissance mondiale s'est poursuivie à un bon rythme en janvier dernier. Les nouvelles commandes sont en progression, ce qui est de bonne augure pour les prochaines semaines.


























Les indicateurs avancés de l'évolution de l'économie, publiés par l'OCDE, laissent présager que la croissance sera stable au cours des mois à venir dans les pays membres de cette organisation et chez les principales économies émergentes.

















L'économie canadienne devrait connaître un scénario semblable, selon les indicateurs retenus par l'OCDE.



Quant à l'économie québécoise, l'Indice précurseur Desjardins (IPD) affiche de nouveau une augmentation importante, selon l'analyse publiée le 13 février, ce qui laisse croire que son expansion continuera à un bon rythme au premier semestre de cette année.










mardi 23 janvier 2018

Économie mondiale : prévisions optimistes du FMI

Le FMI a publié, le 22 janvier, la mise à jour de ses Perspectives de l'économie mondiale. Si on compare à 2016 (3,2 %), la croissance de l'économie mondiale s'est accélérée en 2017 (3,7 %), et elle connaîtra une progression encore plus rapide cette année (3,9 %) et en 2019 (3,9 %). Le titre de la mise à jour évoque bien la confiance des économistes de cette institution internationale :

«Des perspectives plus prometteuses, des marchés optimistes et des obstacles à surmonter»

Lien vers la page Internet de la publication :

http://www.imf.org/fr/Publications/WEO/Issues/2018/01/11/world-economic-outlook-update-january-2018

mercredi 17 janvier 2018

Économie québécoise : l'Indice précurseur Desjardins de nouveau en hausse

L'Indice précurseur Desjardins a progressé de 0,7 % en novembre dernier, selon le communiqué publié le 17 janvier sur la page Internet de cette institution financière. L'évolution de cet indice au cours des derniers mois laisse présager que l'expansion de l'économie québécoise se poursuivra au cours des mois à venir.



mardi 16 janvier 2018

D'où vient le mot dollar?



Deux lectures récentes m’ont amené à vouloir en savoir davantage sur l’origine du mot dollar. Il provient du mot allemand «thaler», écrit avec ou sans «h», selon les sources, régions ou périodes.

Un thaler est une pièce de monnaie en argent. Son nom au long était à l’origine Joachimstaler, dont on n’a conservé que les deux dernières syllabes. Sa matière première provenait au début d’une  mine d’argent de Joachimsthal, aujourd’hui Jachimov une localité de la République tchèque. C’est là aussi où cette monnaie fut initialement frappée au début du seizième siècle.

L’utilisation de cette monnaie se répandit dans le Saint-Empire romain germanique, et elle servit de moyen d’échange pendant environ quatre siècles. Elle tomba graduellement en désuétude à partir du dix-neuvième siècle. Aujourd’hui, des Allemands utilisent encore ce mot pour désigner une pièce de monnaie que l’on lance dans une fontaine en faisant un vœu.

Mais, comment thaler ou taler devient-il dollar?

Dans une variante de l’allemand parlée dans le nord de l’Allemagne et dans l’est des Pays-Bas, «taler» devient «daler», mot que l’on retrouve aussi chez les Scandinaves. Daler, tout comme thaler, s’écrit et se prononce ensuite de diverses façons au fur et à mesure de son usage selon les langues, régions ou périodes : dallder, dolar, dollar, etc.

Ce sont les Néerlandais (à Nouvelle Amsterdam devenue plus tard New York) et les Espagnols qui introduisirent cette monnaie dans les Amériques.  En s’inspirant du dollar espagnol, les États-Unis adoptèrent le mot dollar pour nommer leur monnaie nationale à la fin du dix-huitième siècle et le Canada fit de même au milieu du dix-neuvième.


Sources
«The Canadian Oxford Dictionary», Oxford University Press Canada, édition de 1998, page 411.
Powell, James. «Le dollar canadien : une perspective historique». Banque du Canada, décembre 2005, page 22.
Rutherfurd, Edward. «New York- The Novel». Anchor Canada, 2009, page 43.


  

vendredi 29 décembre 2017

L'économie canadienne est-elle mondialisée? (4)


Les 150 ans de la Confédération en 2017 sont une occasion de se remémorer l'évolution du Canada à bien des égards, et l'économie ne fait pas exception. J’ai préparé de brefs articles pour mettre en perspective l’économie canadienne; celui-ci, le quatrième, pose la question de sa mondialisation. Le troisième, publié ici le 22 juin, est un commentaire sur le discours du 28 mars dernier du Gouverneur de la Banque du Canada. Le deuxième porte sur la monnaie, et il a été publié sur ce blog le 15 juin. Le premier traite du marché commun, et il a été publié ici le 13 juin.


À compter du milieu du dix-neuvième siècle, le Canada est passé graduellement d’une économie coloniale à une économie continentale. Aujourd’hui, des entreprises canadiennes vendent et achètent des biens et des services partout dans le monde. Elles investissent aussi dans un grand nombre de pays, tout comme des entreprises étrangères investissent ici. Les Canadiens voyagent partout sur la planète, et ils accueillent un grand nombre de visiteurs étrangers. L’omniprésence dans certains commerces de produits étiquetés Fabriqué en Chine amène bien des gens à voir là le reflet de la mondialisation. Les succursales de la Société des alcools du Québec offrent en abondance des produits provenant de tous les continents, exception faite, bien sûr, de l’Antarctique. Au-delà de ces exemples, l’économie canadienne est-elle pour autant devenue mondialisée? Que révèlent les indicateurs macro-économiques quant au degré de mondialisation de l’économie canadienne? 

·      Les exportations de biens et services contribuent à environ un cinquième de l’ensemble de l’activité économique au Canada. En 2013, dernière année où des données sont disponibles, elles comptent, directement et indirectement, pour 21,7 % de la valeur ajoutée (PIB) et 16,9 % des emplois[1]. Les ventes aux États-Unis, à elles seules, représentent 15,3 % de la valeur ajoutée et 11,3 % des emplois. Ainsi, les ventes aux autres marchés participent relativement peu (6,3 %) à l’activité économique au pays.
·      Un peu plus des trois quarts des exportations canadiennes de biens (76 %) sont allés aux États-Unis en 2016. Des 43 255 entreprises exportant des marchandises cette année-là, 35 203 ont réalisé des ventes aux États-Unis et 25 088 l’ont fait uniquement vers ce pays.
·   Les importations jouent un rôle important au Canada pour, entre autres, répondre aux besoins des consommateurs et à ceux des entreprises à la recherche de biens d’équipement. Le contenu en importations des exportations est loin d’être négligeable dans certaines industries, notamment celles du matériel de transport. Une fois que l’on a tenu compte des importations en provenance des États-Unis (52 % du total des importations de biens) et de la Chine (12 %), il reste relativement peu pour les autres fournisseurs étrangers.
·  Le commerce des services du Canada est moins dépendant des États-Unis que ses échanges de biens, mais ce pays compte tout de même pour 55 % de ses exportations et 54,4 % de ses importations.
·       La part des actifs canadiens sous contrôle étranger atteint 17,2 % en 2015. La moitié de ces actifs est contrôlé par des entreprises américaines. En outre, seulement 11,8 % des emplois au Canada se retrouvent dans des sociétés à propriété étrangère en 2015. Toutefois, Statistique Canada attribue à ces sociétés 71,9 % du commerce extérieur de services technologiques, 52,8 % du commerce des marchandises, 49,9 % de celui des services commerciaux et 34,5 % des dépenses internes de recherche et développement d’où leur importance stratégique.
·      Près des deux tiers de l’actif total détenu par des sociétés canadiennes oeuvrant à l’étranger sont localisés en Amérique du Nord (États-Unis et Mexique) en 2015. Cette région compte aussi pour la moitié de leurs employés travaillant à l’étranger.

Ainsi, la mondialisation n’est vraisemblablement pas aussi importante au Canada que ce que l’actualité économique peut bien des fois laisser croire. Même sur le plan de l’inflation, la Banque du Canada est venue affirmer dans son Rapport sur la politique monétaire d’octobre dernier que « La mondialisation ne contribue probablement pas de manière importante au bas niveau de l’inflation»[2].

En revanche, la mondialisation a un sens tout particulier au Canada lorsque l’on examine la composition de sa population. Les données de Statistique Canada provenant du Recensement de 2016 révèlent que :

·       Plus d’un cinquième (21,9 %) de la population du Canada est née à l’étranger.
·      Près de la moitié (48,1 %) de la population née hors du pays vient de l’Asie, et un peu plus du quart (27,7 %) de l’Europe. L’Afrique contribue de plus en plus à la population canadienne. Ce continent est maintenant le deuxième en importance du point de vue de l’immigration récente au pays.
·       Environ six immigrants récents sur dix ont été admis en vertu du volet économique.
·       Deux enfants canadiens sur cinq sont issus de l’immigration.
·       Plus de 250 groupes ethniques contribuent à la diversité de la population canadienne.

Cette empreinte de la mondialisation au Canada est donc loin d’être négligeable, car sa capacité de développement économique tient, d’abord et avant tout, à ses ressources humaines. Les besoins en main d’œuvre vont grandissants, et le recours à celle provenant de l’extérieur du pays prend de l’ampleur.

Le tour d’horizon qui vient d’être fait porte à conclure que l’économie canadienne est bien davantage continentale que mondialisée. Sur le plan macro-économique, le marché intérieur est à l’origine de plus des trois quarts de l’activité économique. En outre, sans surprise, une grande part des échanges mondiaux du Canada est attribuable aux relations économiques avec les États-Unis. Les efforts importants de diversification des marchés déployés depuis près d’un demi-siècle n’ont pas encore réussi à modifier la tendance de fond. En revanche, la population canadienne est de plus en plus diversifiée, et elle devient graduellement un microcosme de l’humanité.

 Aussi, il demeure très important de faciliter les échanges économiques entre les régions du Canada[3]. Même si l’Accord de libre-échange canadien est entré en vigueur le premier juillet dernier, subsistent plusieurs mesures ayant pour effet de diminuer le potentiel des échanges entre les provinces. Avec les États-Unis, la seule préservation des acquis semble tout un défi ces temps-ci dans un contexte de recrudescence du nationalisme politique et économique dans ce pays. L’influence américaine sur le mode de vie des Canadiens et des autres peuples n’en est pas moins importante en raison, entre autres, de la création et de la destruction économiques suscitées par les Alphabet, Amazon, Apple, Facebook, Netflix, Walmart, etc., de ce monde.

Enfin, on ne peut exclure la possibilité que la mondialisation ait plus de retombées et de conséquences au Canada que ce qui peut être mesuré sur le plan économique. Le Village global envisagé par Marshall McLuhan durant les années 1960 existe bel et bien aujourd’hui à divers égards. Pensons au réseautage des scientifiques et des experts internationaux rendu plus aisé grâce aux technologies de l’information et des communications. Les développements qui en découlent en pratique ne sont pas nécessairement mesurés comme une retombée de la mondialisation. 





[1] En raison des limites des modèles d’impact économique, ces données sous-estiment quelque peu la contribution des exportations à l’économie, car elles ne tiennent pas compte des effets induits, notamment par les dépenses de consommation des travailleurs. En outre, il importe de distinguer la contribution des exportations à l’activité économique (leur valeur ajoutée) de la valeur totale des exportations par rapport au PIB nominal (un indicateur du degré d’ouverture d’une économie). Comme indiqué ci-dessus, la valeur ajoutée des exportations représentait 21,7 % du PIB canadien en 2013. En revanche, la même année, les exportations totales représentaient 30,2 % du PIB. La différence entre ces deux pourcentages donne une approximation du contenu en importations des exportations.
[2] Page 11, encadré 1 du Rapport.
[3] Une étude de Statistique Canada, publiée le 14 septembre dernier, mesure l’équivalent tarifaire des obstacles au commerce entre les provinces avant l’entrée en vigueur de l’Accord de libre-échange canadien. 

mercredi 13 décembre 2017

mardi 28 novembre 2017

Les perspectives de l'économie mondiale s'améliorent selon l'OCDE, mais...

...ses prévisions laissent croire que la croissance sera encore inférieure à la tendance historique observée avant la crise financière. Ses plus récentes Perspectives économiques ont été publiées le 28 novembre.

«L’OCDE prévoit que l’économie mondiale connaîtra une croissance de 3.6 % cette année, de 3.7 % en 2018 puis de 3.6 % en 2019. Ces projections témoignent certes d’une légère embellie de l’économie mondiale depuis les Perspectives économiques intermédiaires publiées en septembre 2017, mais font aussi écho à des préoccupations qui concernent la dynamique à long terme. De fait, dans la plupart des économies de l’OCDE, la croissance sera modeste en 2019.»




lundi 27 novembre 2017

Trump ne semble pas nuire à l'économie américaine ces temps-ci

La croissance économique aux États-Unis a été légèrement supérieure à la tendance historique en septembre et en octobre derniers, selon le Chicago Fed National Activity Index.

Le IHS Markit Flash US Composite PMI a fléchi quelque peu en novembre, mais il laisse croire que l'expansion continue à un bon rythme.

Les perspectives pour les prochains mois demeurent positives, si l'on se base sur l'évolution mensuelle et semestrielle de l'indice des indicateurs avancés du Conference Board.  Neuf de ses dix indicateurs étaient en hausse en octobre.

La croissance économique n'est pas aussi forte que ce qui était anticipé par l'équipe Trump, mais, à tout le moins, il n'y a pas de ralentissement à l'horizon.





jeudi 16 novembre 2017

Perspectives à court terme pour le Canada et le Québec

Les indicateurs avancés de l'OCDE pour l'économie canadienne laissent croire que sa croissance se maintiendra à un bon rythme au cours des mois à venir.















L'Indice précurseur Desjardins (IPD) envoie des signaux similaires pour l'économie du Québec.


lundi 6 novembre 2017

L'expansion de l'économie mondiale...

...se poursuit à un rythme solide, selon les plus récents résultats des enquêtes de Markit Economics auprès des gestionnaires d'approvisionnement des entreprises. Tant la fabrication que les services contribuent à la croissance d'après le communiqué publié le 6 novembre.