dimanche 14 août 2016

Productivité et rémunération : une comparaison Québec-Ontario

Cet article a été rédigé par Jules Dufort et Jean-Pierre Furlong.

Rappel

L’article de Jules Dufort, publié le 27 juin dernier sur le site Internet de l'Association des économistes québécois*, portait sur les pièges à éviter dans le calcul et l’analyse de la productivité du travail. Il y indiquait que le  niveau de la productivité du travail s'obtient en divisant la valeur de la production par les intrants de travail. En pratique,  on la mesure en divisant le PIB nominal[1] évalué aux prix de base par les heures travaillées. Les prix de base reflètent la réalité du système de production, soit les prix aux producteurs à la sortie de l’unité de production.

Il examinait également dans cet article les trois conditions de base à respecter pour réaliser des comparaisons entre le Québec et l’Ontario.  Ces trois conditions sont les suivantes :

·        les comparaisons doivent se limiter au secteur des entreprises commerciales, ce qui exclut les administrations publiques, les services publics de santé et d’éducation ainsi que les entreprises à but non lucratif;
·        elles doivent tenir compte des différences de structure industrielle (c'est-à-dire des différences dans l’importance relative des industries), ce qui se fait essentiellement en répartissant les heures travaillées entre les industries au Québec de la même manière qu’en Ontario[2] ; et,
·        les prix obtenus par les producteurs de biens et de services doivent être identiques  au Québec et en Ontario, ce qui toutefois se vérifie mieux  dans le secteur des biens que dans celui des services en raison de la forte concurrence pour le commerce des biens découlant de la mondialisation et de la concurrence interprovinciale.

Depuis, nous avons obtenu des compilations spéciales de Statistique Canada[3]  nous permettant :
·        de comparer adéquatement ici les niveaux de productivité et la rémunération du travail au Québec et en Ontario, pour dix-neuf industries productrices de biens et services. La fabrication, l’une des dix-neuf, est à son tour subdivisée en dix-neuf catégories; et,
·        de vérifier l’hypothèse que l’économie du Québec est globalement aussi productive que celle de l’Ontario.

Résultats sur la productivité du travail

Le tableau présenté ci-dessous indique bien que lorsque l’on tient compte des différences de structure industrielle, le rapport Québec/Ontario de la richesse ou la production par heure travaillée augmente. Pour les biens et services pris globalement, le rapport passe de 94,5 % à 97,4 % en 2012. Le tableau révèle aussi que la productivité est nettement plus élevée au Québec dans la production de biens. C’est le cas d’ailleurs pour quatre des cinq industries de ce secteur, soit :

·        l’agriculture, la foresterie, la pêche et la chasse,
·        l’extraction minière, l’exploitation en carrière et l’exploitation de pétrole et de gaz,
·        les services publics et
·        la construction.

En revanche, la productivité du Québec est plus faible qu’en Ontario dans l’industrie de la fabrication. Il n’y a que dans six des dix-neuf catégories de cette industrie que la productivité québécoise dépasse celle de l’Ontario. L’insuffisance des investissements en machines et équipements et en recherche et développement, une moins grande propension à innover et des établissements de production  de taille relativement plus petites, ne permettant pas ainsi de profiter pleinement d’économies d’échelle, sont des pistes à explorer pour tenter d’expliquer cette situation.

Dans les industries de services, les prix peuvent avoir  tendance à être plus élevés en Ontario qu’au Québec, ce qui expliquerait, du moins en partie, le fait que la productivité du travail soit plus faible au Québec dans ce secteur. Si la moitié de l’écart de productivité entre le Québec et l’Ontario dans le secteur des services (3,4 des 6,8 points de pourcentage d’écart) provenait de  la présence de prix de vente plus faibles pour les producteurs de services du Québec[4], le niveau de productivité de l’ensemble du secteur des entreprises commerciales serait identique au Québec et en Ontario (à 99,97 % pour être plus précis). Ainsi, l’hypothèse que la productivité soit aussi élevée au Québec qu’en Ontario tient la route.


Productivité et rémunération horaires du travail
Rapport Québec-Ontario pour les entreprises commerciales
Exprimé en %, 2012
Productivité
Rémunération
1
2
1
2
Biens
104,5
106,3
97,1
98,8
Services
88,6
93,2
90
93
Biens et services
94,5
97,4
92,9
94,9
1 Sans tenir compte des différences de structure industrielle
2 En tenant compte des différences de structure industrielle


Résultats sur la rémunération du travail

Tout comme pour la productivité, tenir compte des différences  dans l’importance relative des industries a pour conséquence de rapprocher la rémunération du travail[5] au Québec de celle de l’Ontario. Pour les biens et services pris globalement, la rémunération horaire au Québec passe de 92,9  % à 94,9 % de celle de l’Ontario en 2012 (référence, tableau ci-dessus). Il n’y a que dans quatre des dix-neuf industries examinées où la rémunération horaire est plus élevée au Québec. Dans l’industrie de la fabrication, il n’y a que dans quatre des dix-neuf catégories de production où la rémunération québécoise devance celle de l’Ontario.

Productivité et rémunération

On peut aussi déduire des pourcentages précédents que pour l’ensemble des entreprises, notamment les producteurs de biens, la rémunération horaire est inférieure, au Québec par rapport à l’Ontario, à ce à quoi l’on pourrait s’attendre en tenant compte de la production ou de la richesse créée par heure travaillée.

Toutes choses étant égales par ailleurs, si la productivité québécoise correspond à 97,4 % de celle de l’Ontario, la rémunération horaire devrait aussi  se situer à 97,4 %. Or, elle n’est qu’à 94,9 % de celle de l’Ontario. L’ampleur de la différence est encore plus difficile à expliquer lorsqu’on se limite aux biens. La productivité du travail y est plus élevée au Québec (106,3 % de celle de l’Ontario), mais la rémunération horaire y est inférieure (98,8 % de celle de l’Ontario). Pour les producteurs de services, la différence de productivité s’accompagne, à première vue,  d’un écart pratiquement identique de rémunération horaire.

À un niveau plus détaillé d’analyse, toujours au Québec par rapport à l’Ontario, la rémunération horaire est inférieure à la richesse créée par heure travaillée pour treize des dix-neuf industries de biens et services analysées (c’est le cas pour quatre des cinq industries de biens et pour neuf des quatorze industries de services).

Conclusion

Les entreprises commerciales du Québec sont, dans leur ensemble, vraisemblablement tout aussi productives que celles de l’Ontario lorsque l’on tient compte des différences de structure industrielle et des prix relatifs des services. Par ailleurs, compte tenu de la richesse créée par heure travaillée, les travailleurs québécois sont moins bien rémunérés que leurs homologues ontariens et ce, dans un grand nombre d‘industries.







[1] Seules les données sur le PIB nominal aux prix de base par industrie permettent de comparer les niveaux de productivité entre les provinces, conformément à ce que Statistique Canada et l'OCDE prescrivent.

[2]  Pour éliminer les différences de structure industrielle, nous calculons, à partir des niveaux de productivité et de rémunération observés au Québec pour chacune des trente-sept industries analysées (voir la note 3),  le niveau théorique de productivité et le niveau théorique de rémunération obtenus pour le Québec lorsqu’on répartit les heures travaillées entre les industries au Québec de la même manière qu’en Ontario. Il existe plusieurs méthodes pour tenir compte des différences de structure industrielle. Nous en avons retenu une parmi les moins compliquées. Après avoir tenu compte des différences de structure industrielle,  nous évaluons l'écart de productivité entre le Québec et l'Ontario à 2,6 % et l'écart de rémunération à 5,1 %. Pour sa part, Statistique Canada, en nous transmettant les données nécessaires à notre étude, a évalué, à l'aide de calculs fort complexes, l'écart de productivité à 2,7 % et l'écart de rémunération à 4,9 %. Pour ce faire, Statistique Canada a utilisé une formule de calcul élaborée  par des chercheurs australiens en 2007. Cette formule de décomposition des écarts de productivité  permet, elle aussi,  de départager les différences de structure industrielle des écarts de productivité réels. Elle provient d’un article de Ben Dolman, Dean Parham et Simon Zheng, intitulé «Can Australia Match US Productivity Performance?» Staff Working Paper, Australian Productivity Commission, mars 2007, annexe B.2, pages 77-79.

[3] Les données utilisées par Statistique Canada pour effectuer les compilations proviennent de la dernière mise à jour du modèle intersectoriel de l’économie canadienne et de celles des provinces. Elles portent sur l'année 2012. Les données pour l’année 2013 seront disponibles en novembre 2016. Au niveau d'agrégation à deux chiffres du modèle intersectoriel, il y a dix-neuf industries productrices de biens et services pour le secteur des entreprises commerciales. La fabrication, l’une des dix-neuf, est subdivisée en dix-neuf catégories au niveau à trois chiffres du modèle. Nous tenons compte des différences de structure industrielle au niveau de ces trente-sept industries.

[4] Le coût de location d'espaces à bureaux, commerciaux ou industriels, des produits de l’industrie de l’immobilier servant également d’intrants dans la production de nombreux services, ainsi que celui du logement sont beaucoup moins élevés au Québec qu’en Ontario. De plus, la rémunération constitue une composante fort importante du prix des services. Or, la rémunération est plus élevée en Ontario qu'au Québec dans douze des quatorze industries de services. Le prix des services est donc logiquement moins élevé au Québec. En conséquence, à 93,2 %, le ratio Québec/Ontario en ce qui concerne la productivité pour les services est vraisemblablement sous-évalué. En effet, ce 93,2 % se justifie uniquement lorsque  le prix des services est identique au Québec et en Ontario.  Nous faisons l'hypothèse ici qu'il se chiffre à 96,6 %.

[5] La rémunération du travail inclut les salaires et les contributions des entreprises et des travailleurs autonomes aux cotisations sociales.

jeudi 21 juillet 2016

Économie américaine : la croissance sera nettement plus lente en 2016 qu'en 2015

L'économie américaine continuera de croître d'ici la fin de l'année. Toutefois, son rythme d'expansion ira de modeste à modéré. C'est du moins ce que laissent présager l'évolution mensuelle et semestrielle des indicateurs avancés du Conference Board (CB), dont les plus récentes données ont été publiées le 21 juillet. D'ailleurs, le CB a abaissé à 1,8 %, à la mi-juillet, sa prévision de croissance du PIB pour cette année. Rappelons qu'en 2015, la croissance a atteint 2,4 %.

Lien vers le communiqué du 21 juillet du CB :

https://www.conference-board.org/data/bcicountry.cfm?cid=1





mardi 19 juillet 2016

Économie mondiale : le FMI modifie de peu ses perspectives de croissance en 2016 et 2017

Le FMI a publié, le 19 juillet, sa mise à jour des Perspectives de l'économie mondiale pour cette année et l'an prochain. La légère révision à la baisse s'explique notamment par des perspectives de croissance inférieure à ce qui était prévu en avril dernier pour le Royaume-Uni, en raison du Brexit.

Lien vers le texte de la mise à jour du FMI :

http://www.imf.org/external/french/pubs/ft/weo/2016/update/02/pdf/0716f.pdf

Voici un sommaire de l'analyse du FMI tel que publié sur le site Internet de cet organisme :



vendredi 15 juillet 2016

Croissance du PIB américain au deuxième trimestre de 2016

Le Bureau of Economic Analysis fera connaître le 29 juillet sa première estimation de la croissance économique aux États-Unis au deuxième trimestre de cette année. Le 15 juillet, la Fed de New York et la Fed d'Atlanta l'estiment respectivement à 2,2 % et à 2,4 % en rythme annualisé en tenant compte des données publiées jusqu'à maintenant. Au premier trimestre, la croissance a été estimée, à la fin juin, à 1,1 %, en rythme annualisé, par le BEA.

jeudi 14 juillet 2016

Croissance lente au Québec, selon l'Indice précurseur Desjardins

L'Indice précurseur Desjardins, publié le 14 juillet, ne signale pas de changement important dans les perspectives à court terme de l'économie québécoise. Sa quasi-stagnation des deniers mois laisse de nouveau présager une croissance lente.

https://www.desjardins.com/ressources/pdf/ipd0716f.pdf?resVer=1465304011000




jeudi 23 juin 2016

Croissance modeste de l'économie américaine ces temps-ci

Trois indicateurs publiés aujourd'hui, le 23 juin, laissent croire que la progression de l'économie américaine manque de vigueur ces temps-ci.

L'enquête de Markit Economics auprès des gestionnaires d'approvisionnement de l'industrie de la fabrication montre qu'il y a eu une légère amélioration de l'activité en juin, mais celle-ci progresse peu lorsqu'on la compare à la tendance.

https://www.markiteconomics.com/Survey//PressRelease.mvc/c7420a52858b4686ae89aa398eafd8ba


























Le Chicago Fed National Activity Index indique que la progression de l'économie était inférieure à la tendance historique en mai.

https://www.chicagofed.org/publications/cfnai/index

L'évolution mensuelle et semestrielle de l'indice des indicateurs avancés du Conference Board pointent vers une croissance modeste de l'économie américaine à court terme.

https://www.conference-board.org/data/bcicountry.cfm?cid=1

mardi 14 juin 2016

Croissance lente au Québec, selon l'IPD

L'Indice précurseur Desjardins (IPD) envoie de nouveau des signaux de croissance économique faible au Québec actuellement et au cours des mois à venir. Les données les plus récentes sur l'IPD ont été publiées le 14 juin sur le site Internet de Desjardins.

https://www.desjardins.com/ressources/pdf/ipd0616f.pdf?resVer=1465304011000



vendredi 3 juin 2016

Économie mondiale : la croissance demeure léthargique, selon les PMI

Les symptômes d'une croissance faible de l'économie mondiale continuent de se manifester, si l'on se base sur l'évolution du JPMorgan Global Manufacturing & Services PMI. Les données de mai à ce sujet ont été publiées le 3 juin sur le site Internet de Markit Economics.   

https://www.markiteconomics.com/Survey//PressRelease.mvc/7dbf0ebff0284f2688cd91765242ce6e

jeudi 2 juin 2016

Les cycles de l'économie mondiale, selon Kose et Terrones

 Note : Cet article est un commentaire de lecture. J'ai pensé qu'il pourrait intéresser les lecteurs de mon blog, même s'il ne porte pas sur les perspectives économiques.

Une contribution majeure s’est ajoutée sur le plan de l’analyse des cycles économiques l’automne dernier. «Collapse and Revival - Understanding Global Recessions and Recoveries» examine les cycles de l’économie mondiale sur un peu plus d’un demi-siècle, soit entre 1960 et 2014. Les auteurs, Kose et Terrones, ne sont pas les premiers à analyser ce sujet, mais ils sont les premiers à le faire de façon aussi exhaustive et précise.

«Collapse and Revival», c’est un ouvrage d’immersion dans l’étude des cycles. C’est près de cent soixante-dix pages d’analyses, de tableaux et de graphiques, vingt-six pages de notes sur des références ou sur des précisions ou des nuances, vingt-sept pages de bibliographie et dix appendices. Il y a donc abondance de renseignements et d’indicateurs, et de quoi satisfaire amplement les amateurs de détails. En lisant toutes ces pages, on ne peut qu’être impressionné par la profondeur des assises des propos des auteurs, ainsi que par la richesse et la densité de la documentation de base.

Ce livre ne se limite pas à déterminer les phases de récession et d’expansion des cycles de l’économie mondiale. Les auteurs y examinent aussi :

- les événements économiques qui les ont marquées,

- les politiques monétaires et fiscales, parfois divergentes selon les économies, mises de l’avant pour en atténuer les coûts et les conséquences,

- les préoccupations et les défis propres à chaque cycle,

- les différences entre les récessions selon, par exemple, qu’elles soient ou non accompagnées ou dues à des crises financières, et les conséquences de ces crises sur le rythme de l’expansion,

- les interrelations entre les cycles mondiaux et les cycles nationaux (à titre d’exemple, l’économie américaine est en récession lorsque l’économie mondiale l’est, mais l’économie américaine est parfois en récession sans que l’économie mondiale le soit),

- les indicateurs et les résultats selon les grands regroupements que sont les économies avancées, les économies émergentes et les autres économies en développement,

- l’importance plus ou moins grande de la synchronisation, de  l’incertitude et de bien d’autres variables sur l’ampleur et la durée des récessions, et

- les leçons à tirer de leur analyse.

La définition de récession retenue, les indicateurs macroéconomiques utilisés et le jugement des auteurs leur ont permis d’établir qu’il y a eu quatre récessions mondiales, soit en 1975, 1982, 1991 et 2009, et deux ralentissements, soit en 1998 et 2001, au cours de la période examinée. Ils ont identifié les caractéristiques particulières de chaque récession et de chaque expansion ainsi que des deux années de ralentissement. Ils ont signalé ce que les quatre phases de récession ont en commun, mais, peut-être encore plus intéressant, ce qui les distingue aussi.

Les auteurs s’appuient, entre autres, sur les meilleures pratiques pour déterminer l’occurrence des phases de récession et d’expansion des cycles économiques de pays ou groupes de pays. Ils s’inspirent ainsi des méthodes d’analyse des cycles développées par des organismes qui ont la responsabilité de déterminer les dates officielles des phases d’expansion et de récession, comme le National Bureau of Economic Research pour les États-Unis et le Centre for Economic Policy Research pour la zone euro.

Plusieurs analystes ont déjà prédit la fin du cycle économique, particulièrement lorsque la phase d’expansion est longue. D’autres ont avancé que la mondialisation, les changements technologiques et l’évolution de la finance allaient rendre caduque le cycle.* N’en croyez rien! Il en est tout autrement comme en témoigne notamment la récession mondiale de 2009. Comme l’indiquent les auteurs, «The business cycle, national as well as global, is alive and well. » (page 168).

Les phases d’expansion et de récession font partie intégrante de la vie économique. Kose et Terrones terminent d’ailleurs comme suit leur ouvrage :

«Our main message is that collapse and revival are unavoidable features of the global business cycle. If there is one recurring lesson, it is our fundamental need to develop better policy tools to mitigate the costs associated with collapses and accelerate revivals.»

«Collapse and Revival» est, et le sera probablement longtemps, la référence sur les cycles de l’économie mondiale. J’en recommande la lecture, particulièrement aux gens qui croient encore que deux trimestres consécutifs de contraction du PIB réel  suffisent pour déterminer l’occurrence d’une récession.

*Lire à ce sujet le passage provenant de la revue The Economist  et reproduit à la note 9 à la page 194 de «Collapse and Revival».

Référence : Kose, M. Ayhan et Marco E. Terrones. «Collapse and Revival: Understanding Global Recessions and Recoveries». Fonds monétaire international, 2015.
http://www.imfbookstore.org/ProdDetails.asp?ID=GRGREH&mlc=CR201410 

 

mercredi 18 mai 2016

Perspectives de croissance faible au Québec à court terme, selon l'IPD

L'évolution de l'Indice précurseur Desjardins (IPD) au premier trimestre de cette année laisse croire que la croissance de l'économie du Québec est lente ces temps-ci, et qu'il en sera de même au cours des mois à venir. L'IPD a stagné en février et en mars, après avoir connu une baisse en janvier.

Lien vers l'analyse de Desjardins :
https://www.desjardins.com/ressources/pdf/ipd0516f.pdf?resVer=1454595136000